Commerce

    Constats

    Les commerces sont essentiels au dynamisme de la ville. Ils créent de l’emploi, animent la ville tout en répondant aux besoins de la population. Leur présence ou absence influence le tissu urbain et le quotidien des habitants et des habitantes.

    Les commerces s’implantent dans des quartiers vivants, au plus proche des lieux fréquentés par les consommateurs, et, inversement, ils contribuent à rendre les quartiers plus animés. Fonctionnant grâce à la fréquentation de différents publics (employés, jeunesse, touristes, riverains…), les commerces ont tendance à s’installer dans les lieux de passage (nœuds de mobilité, lieux concentrant des emplois, des écoles, des attractions touristiques, etc).

    L’accessibilité à l’offre commerciale de proximité est différente selon le quartier. L’accessibilité à ces produits est maximale dans les espaces centraux. Elle tend à diminuer à mesure que l’on s’éloigne du centre ou des quartiers les plus fréquentés vers la périphérie.

    Les quartiers centraux accueillant une population plus précarisée sont également ceux où l’offre commerciale de proximité est la plus proche de la population.

    En moyenne, quand une superficie commerciale disparait, une autre se crée ailleurs dans la Région bruxelloise, faisant du commerce l’une des fonctions urbaines les plus stables. Cependant, la nouvelle surface commerciale ne s’installe pas toujours au même endroit que la précédente et sa superficie change avec une tendance à l’agrandissement. 

    Les manières de consommer changent. L’achat en ligne se développe, le shopping est également vécu comme un loisir. Les commerces et leur intégration dans la ville évoluent donc également.

    Certains quartiers font face à des locaux commerciaux vides. Ce déclin local du commerce diminue l’attractivité globale de la ville. Il est donc nécessaire de repenser les conditions pour créer du commerce en ville.

    Pistes de solution

    Maintenir ou favoriser une offre commerciale de proximité, accessible en 10 minutes à pied ou à vélo, qui réponde aux besoins de base (alimentation, pharmacie…) et qui anime la vie de quartier.

    Encourager une offre commerciale de proximité autour des lieux de centralité, bien desservis en transports en commun, où se concentrent également d’autres lieux d’animation (culturels, éducatifs, sociaux…). 

    Encourager la conversion des cellules commerciales définitivement vides, favoriser les interactions entre le petit commerce et les fonctions aux étages, comme le logement.